Quintuor op. 124

Guilio Briccialdi

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L’un des interprètes les plus adulés du XIXe siècle – tous instruments confondus – tant par la critique que le public, le flûtiste italien Giulio Briccialdi deviendra rapidement un porte-étendard de sa génération, donnant une nouvelle voix à la flûte traversière. Il innovera d’ailleurs son fonctionnement en y ajoutant une clé, aujourd’hui appelée « la clé de Briccialdi ». Cet ajout permettant une virtuosité et une tessiture renouvelées à l’instrument, il en profitera pour composer et élargir le répertoire. Ses œuvres, principalement basées sur des airs d’opéras fameux agrémentés de variations tour à tour virtuoses et lyriques, jumelleront à merveille virtuosité et Bel canto italien.
Bien qu’une grande partie de ses compositions s’adressent exclusivement à la flûte traversière, Briccialdi n’hésitera pas à écrire aussi pour un type d’ensemble encore jeune à l’époque romantique, soit le quintette à vent. Tout comme le reste de son œuvre, son Quintuor en ré majeur s’inspire abondamment du style italien d’opéra et se divise en trois actes. Un Allegro marziale plutôt virtuose ouvre la pièce, avant de laisser place au mouvement lent central, un Andante à la métrique en 6/8 inspiré de la barcarole italienne, elle-même chantée à l’origine par les gondoliers vénitiens. L’Allegro, le dernier mouvement, construit en forme de rondo, est ponctué par quelques moments d’arrêts, rappelant les revirements de situations imprévisibles typiques des opéras italiens, avant de se conclure par une coda brillamment virtuose.

(rédaction: Ariane Brisson)