Octuor-Partita en fa majeur, op. 57

Franz Kommer

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Compositeur prolifique, le jeune Franz Krommer commence ses études musicales par l’apprentissage du violon et de l’orgue, avant de se tourner vers la composition. Ses habiletés de violoniste l’amèneront même à joindre les rangs d’un orchestre à Vienne, avant d’être nommé plus tard maître de chapelle à la Cathédrale de Pécs, en Hongrie. Puis, en 1798, il occupera le même poste auprès de la chapelle du Duc Ignaz Fuchs, avant de devenir compositeur de la cour impériale d’Autriche en 1813, poste qu’il occupera jusqu’à sa mort. Malheureusement, il sera par la suite rapidement oublié du grand public, en partie à cause de la popularité grandissante de Beethoven, son principal rival au début du XIXe siècle.

D’origine germano-hongroise, Franz Krommer composera plus de 300 œuvres tout au long de sa vie. Son catalogue inclut notamment huit symphonies – dont une concertante pour flûte, clarinette et violon –, onze concertos de tous genres, de nombreuses œuvres de musique de chambre pour vents ainsi que de nombreux quatuors à cordes. Son langage musical, rappelant certainement celui de ses contemporains les plus populaires, Mozart et Haydn, diffèrera de celui avant-gardiste du susmentionné Beethoven. Son amour profond pour les instruments à vent se traduira par l’abondance des œuvres dédiées à ceux-ci, ces instruments étant, à l’époque, encore trop souvent relayés à la simple dimension orchestrale. Construit en quatre mouvements, son Octuor-Partita en Fa Majeur pour deux hautbois, deux clarinettes, deux cors et deux bassons respecte les conventions classiques de son époque : un premier mouvement rapide, un Allegro Vivace au caractère martial débute l’œuvre, avant de faire place à un menuet comme deuxième mouvement, celui-ci rappelant plus une musique de chasse qu’une danse galante de la cour du roi. Puis suit le mouvement lent de la pièce, un Adagio-Andante cantabile, au thème d’abord mélancolique, puis porteur d’espoir, avant la conclusion de l’œuvre dans un Alla Polacca, à la fois festif et brillant.

(rédaction: Ariane Brisson)